Le Clézio écrivit : "...j'ai senti que j'étais dans un lieu exceptionnel, que j'étais arrivé au bout d'un voyage, à l'endroit où je devais, depuis toujours, venir. Chaque seconde qui passait avait plus de force que celles que j'avais vécues ailleurs, plus de durée... Je savais cela, je l'ai su à l'instant même où j'ai marché sur Rodrigues."
(merci à Hélène)
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" Badiou semeze", explique Vallen Pierre Louis : "rend hommage à la façon dont nos parents plantaient le haricot dans s’Tan Lontan.
Les femmes rodriguaises gardaient, pour travailler dans les champs, leur long jupon.D’ou ces paroles " ramasse to badiou semèze pas laissé depassé " qui veut dire " ne laisse pas traîner ton jupon pour semer les graines."
Ce haricot, le haricot rouge fait partie de la nourriture de base des rodriguais. Aussi fait elle partie de la mythologie autant que de la littérature locales–La plantation de la graine, puis la recolte de ce legume seront mimés et célèbres au cours de fêtes.
Chaque année est organisé un festival du haricot afin d’inciter les Rodriguais à revaloriser la culture de cette plante légumineuse et d’encourager les planteurs à aller de l’avant et à produire davantage pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et songer à l’exportation.
Au cours de cette dernière célébration,le Commissaire à l’Agriculture a expliqué qu’en ces temps difficiles, révolu était le slogan " produisez ce que vous mangez et mangez ce que vous produisez "
Il a aussi annoncé l’acquisition pour l’île de deux nouveaux tracteurs qui permettent de labourer le maximum de champs, ainsi que des facilités pour laclôture de leur champ, l’irrigation et l’achat de la production excédentaire par le Rodrigues Trading and Marketing Ltd .