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la vie rodriguaise : vie économique
La promotion touristique intensive en Europe porte ses fruits
vie économique

 

 

 l y a tout juste un an, le peuple rodriguais avait dû descendre dans la rue pour obtenir des subsides de Maurice pour sauver le tourisme en perte de vitesse. 

Cette démarche collective avait abouti à l’obtention d’un Special Stimulus Package qui devait permettre  aux mauriciens de venir avec des billets à prix réduits, séjourner à Rodrigues.

Nous avons fait le point avec notre ami AURELE :  

" Effectivement, seuls ceux résidents a Maurice profitent de la baisse du billet  du 1er Aout 2009 jusqu’au 31 Déc. 2010.Cette mesure a eu des effets positifs sur le nombre d’arrivés a Rodrigues a partir de Septembre 2009. En 2009 le nombre de Mauriciens a chutée de 6.8%  mais par contre celui des Français a augmenté par 10.5% par rapport avec 2008. L’année 2009 terminait donc avec une baisse de 1.91%. En 2010, les quatre premiers mois sont positifs avec une moyenne d’augmentation de 23.93% ; 28.1% augmentation chez les Résidents de Maurice et 19.3% chez les Français.Bien sur que la crise est encore présente mais cette mesure a permis aux operateurs de respirer. Nous continuons a militer pour que les billets d’avions a destination de Rodrigues soient plus raisonnables et abordables.  D’ailleurs, nous travaillons en ce moment même sur des propositions firmes a soumettre aux autorités locales et nationales. Les autorités locales viennent sous mettre une demande au autorités nationale pour étendre la présente mesure au-delà de décembre 2010. Nous souhaitons a notre niveau un travail plus en profondeur visant a régulariser une fois pour toutes cette question du billet d’avion entre Maurice et Rodrigues et vice-versa en appliquant le concept d’extension territoriale. " 

A suivre les évaluations que font les hébergeurs rodriguais, ceux ci se bougent pour améliorer leurs prestations, et envisager d’autres activités évènementielles : par exemple, la création du Grand Raid de Rodrigues sur un parcours nature de 30 à 35 km ou encore un festival des randonneurs à Rodrigues.

Les deux goulets d’étranglement qui ne sont pas encore résolus portent sur :

- la desserte aérienne peu satisfaisante-beaucoup de mécontentements chez les voyageurs,ce qui risque d’avoir des effets dissuasifs.

- L’extension envisagée de l’aéroport PLAINE CORAIL pour accueillir des avions gros porteurs

La prospective, à l’heure actuelle donnerait 100 000 voyageurs vers 2017

 

 
La desserte aérienne rodriguaise – rétrospective

 

C’est en Mai 1968 qu’Air Mauritius s’appuyant sur des partenaires tels que le gouvernement mais aussi British Airways , Air France, Air India, se lance, sur l’Océan Indien dans la préparation d’une première desserte inter-îles.

 

La première desserte sur Rodrigues a lieu en septembre 1972, Air Mauritius parvient à acheter son premier avion. Il s’agit d’un Piper Navajo avec six sièges. Il fallait compter près de 2 heures pour rallier Maurice ( 560kms)

 

Cela changeait la vie des politiciens contraints à circuler souvent entre Maurice et Rodrigues, voyage qui, avec le bateau, était une entreprise de longue durée.

 

Cette desserte aérienne connut très vite un franc succès, aussi en septembre 1974, Air Mauritius parvient à remplacer son Piper Navajo préhistorique par un premier Twin Otter de neuf places, suivi en 1979 d’un deuxième Piper Navajo.

 

 

L’importance de la desserte sur Rodrigues était déjà sous estimée par le gouvernement mauricien 

 – il fallut attendre la mi- 1985, pour qu’Air Mauritius décide l’achat d’un ATR de 46places

 

En attendant l’arrivée de cet avion, en novembre 1946, elle loue un Hawker Siddeley 748 de Réunion Air Services pour soutenir les vols de ses deux Twin Otters.

De 1972 à 2004 l’arrivée à Rodrigues, à Plaine Corail se faisait dans une casemate de béton au bout d’une petite piste qui se terminait….dans le lagon.C’est dans cette guitoune que nous avons vécu un premier contrôle de nos passeports en terre rodriguaise, en octobre 2003.

Pendant ce temps l’accent est mis sur l’International.La desserte aérienne passe à la vitesse superieure avec la  location  d’avions gros porteurs.

Septembre 1973, Desserte Maurice- Nairobi- Londres par un Boeing 707

Nouvelle étape en 1981 Air Mauritius achète son premier avion gros porteur, un Boeing 707, qu’elle baptise City of Port Louis. Cet avion dessert également la ligne Maurice- Jo’burg .  – Puis un Boeing 737 d’ Air Madagascar dessert la ligne Maurice- Tananarive- Moroni- Nairobi.

1983 nouveau pas en avant : ouverture sur l’Europe : Le 2ème Boeing 707 d’Air Mauritius, « le City of Curepipe, » atterrit à Plaisance. Il dessert Maurice- Zurich, via Rome. - Avec cette ligne s’ouvre ce qui va devenir une vraie industrie touristique mauricienne.

En mars 1985, Air Mauritius acquiert son premier hélicoptère, un Bell Jet Ranger, de quatre places.Un accord passé avec Singapore Airlines pour une desserte Maurice/ Singapour.  Air Mauritius lorgne vers la clientèle touristique du Sud- Est asiatique et de l’Extrême- Orient.

 
Le Chef Commissaire s’exprime dans lac Presse régionale
 

Voilà un extrait  pris dans la Presse locale, d'un point de vue du Chef Commissaire, interrogé entre autre sujet, sur la desserte aérienne de Rodrigues.

 

Ou, pourquoi rien n'avance.......

 Il semble continuer à faire une fixation sur la solution la plus onéreuse : un agrandissement de la capacité d'accueil de l'aéroport, plutôt que de chercher à faire desservir l’île par des solutions en dehors du monopole de Air Mauritius. 

Dans cette perspective il a demandé à la fois la Banque mondiale, et au Ministère des Finances de lui proposer une étude de faisabilité chiffrée.

Ce projet a quelque chose de pharaonique, puisque des contraintes géologiques conduiraient à envisager la création d’une deuxième piste en parallèle, afin d'épargner les carrières de corail proches. 

Quand aux perspectives de compagnies aériennes nouvelles, il ne semble pas du tout préoccupé de la création possible de SOLIT'' AIR la Compagnie de Phanuel Lévèque, annoncée ces derniers mois dans nos Brèves, et qui repose,elle, sur les bases finaancières solides. 

Par contre, il révèle envisager de faire lancer par l’ARR une compagnie  : AIR RODRIGUES, mais il précise que ce n’est encore qu’à l’état  de projet. 

Donc rien de concret qui, à court terme, qui résolve les problèmes actuels aigus de l’île

 
Communication : frustration et grosse colère

Communications par fibres optiques

Le mercredi 16 septembre 2009. l’atterrissement du câble sous-marin à fibre optique Lower Indian Ocean Network (LION) a eu lieu à Maurice, venant compléter l’équipement de l’île. Le câble  à fibres optiques LION sera opérationnel en octobre 2009. Son installation est une étape historique pour les îles des Mascareignes.

Le projet LION est une initiative de France Télécom, Orange Madagascar, et Mauritius Telecom. 

Colère et frustration

Ces deux Multinationales, considérant comme peu porteuse de profits juteux la desserte optique de  l’île Rodrigues, n’ont  rien fait au cours des études techniques, pour infléchir le tracé vers l’Est de ce câble, afin de desservir Rodrigues

 La première phase de cette pose  d’un câble d’une longueur de 1070 kilomètres, a été lancée en janvier 2008. La pose de câble a commencé à Madagascar en juillet 2009, et s’est poursuivi à l’île de la Réunion. Maurice constitue donc la dernière étape de la première phase du projet LION. En effet, pour la première fois, Maurice, Madagascar et l’île de la Réunion seront reliés par un câble sous-marin. Le projet LION, qui renforce ainsi les liens entre ces trois îles, est un puissant outil de communication permettant de mieux exploiter leur potentiel économique et dynamiser l’économie régionale.

Et Rodrigues ? Pourquoi la prive t’on de cette planche de salut, que serait une desserte optique convenable, alors que son économie est sous oxygène ?

Pourkoi l’artisan mauricien peut il tabler sur le NET pour écouler ses produits artisanaux, alors qu’à Rodrigues, un ADSL peu fiable rend acrobatique toute E.Commerce  ? Pourkoi? 

Aujourd’hui, Maurice s’ouvre encore plus sur la route numérique. Sept ans après la mise en opération du câble SAFE, Mauritius Telecom vient renforcer la sécurité de la connectivité internationale de Maurice à travers cette deuxième station d’atterrissement Cette démarche constitue une avancée considérable dans la transformation de Maurice en cyber île.

Et quand surviendra une concurrence acharnée

A long terme, ce câble optique de 10 000 kilomètres connectera l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, Madagascar, Seychelles, Comores, Botswana, Mozambique, Tanzanie, Soudan, Kenya, Maurice, Djibouti, et l’Érythrée.

 

A court terme plane un risque pour Maurice de perdre son statut momentané de petit favori de l’Océan Indien - pourkoi?

Madagascar bientôt connecté à SAFE et LION

Madagascar concurrent direct de Maurice dans le domaine du BPO ( Business Process Outsourcing) et des centres d’appels ? --Certains en riaient encore il y a quelques années..

Cette connexion LION part de Maurice, où passe le SAFE. Connectée à l’autoroute du numérique, la Grande Ile pourra véritablement déployer ses ailes.La connexion de Madagascar au câble SAFE promet une baisse du coût de l’Internet. Si cela aidera les TICs malgaches à décoller, cela pourrait inciter les multinationales à délaisser Maurice.

Pourtant, l’intérêt des opérateurs du BPO pour Madagascar va grandissant. La baisse des prix de l’Internet et la connexion de la Grande île aux câbles sous- marins à fibres optiques d’ici quelques semaines qui apportera un Internet stable sont tout ce qu’il faut pour que le secteur ICT malgache décolle.Non seulement certaines entreprises mauriciennes songent à y délocaliser une partie de leurs opérations, mais plusieurs multinationales commencent à prospecter le pays pour s’y implanter.

Avant la fin de l’année, la Grande île devrait également être connectée aux câbles EASSy et SEACOM. Etre relié à trois câbles sous- marins à fibre- optique permettra à Madagascar de baisser drastiquement le coût de la bande passante, qui devrait devenir moins cher qu’à Maurice, de booster la vitesse du flux de données de Madagascar vers le reste du monde et d’avoir un Internet des plus fiables.«

Actuellement, 45 000 jeunes malgaches cherchent de l’emploi.

Un certain nombre sont employables dans les centres d’appels aprés une courte formation » , précise V.Z . Et un employé malgache coûte trois fois moins qu’un téléopérateur mauricien. Puis, ajoute notre interlocutrice, " nous avons une heure de décalage de moins que Maurice par rapport à la France et une culture qui est largement basée sur celle de la France " .

A Maurice, l’on estime cependant que l’instabilité politique et sociale de Madagascar est un énorme handicap et un frein évident à l’installation de centres d’appels dans l’île.

 

 

 

 

 

 

 

 

 
C’est le temps des haricots…

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" Badiou semeze", explique Vallen Pierre Louis : " rend hommage à la façon dont nos parents plantaient le haricot dans s’Tan Lontan.

Les femmes rodriguaises gardaient, pour travailler dans les champs, leur long jupon.D’ou ces paroles " ramasse to badiou semèze pas laissé depassé " qui veut dire " ne laisse pas traîner ton jupon pour semer les graines."

Ce haricot, le haricot rouge fait partie de la nourriture de base des rodriguais. Aussi fait elle partie de la mythologie autant que de la littérature locales  –La plantation de la graine, puis la recolte de ce legume seront mimés et célèbres au cours de fêtes.

Chaque année est organisé un festival du haricot afin d’inciter les Rodriguais à revaloriser la culture de cette plante légumineuse et d’encourager les planteurs à aller de l’avant et à produire davantage pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et songer à l’exportation.

Au cours de cette dernière célébration,  le Commissaire à l’Agriculture a expliqué qu’en ces temps difficiles, révolu était le slogan " produisez ce que vous mangez et mangez ce que vous produisez "

Il a aussi annoncé l’acquisition pour l’île de deux nouveaux tracteurs qui permettent de labourer le maximum de champs, ainsi que des facilités pour la  clôture de leur champ, l’irrigation et l’achat de la production excédentaire par le Rodrigues Trading and Marketing Ltd .

 

 
Maurice, as tu du cœur ?

 

 

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Ce 22 juin, on peut enregistrer les premières réactions à ce mouvement populaire :

Extraits du "MILITANT"."Environ 2000 rodriguais avaient répondu à l’appel de différents acteurs de la société civile de l’île pour faire entendre leur voix

voix.

La marche pacifique qui a eu lieu à Port Mathurin, sous la bannière de la “plate-forme citoyenne”, avait un but précis: que le gouvernement central reconnaisse que des difficultés existent dans le dixième district et y remédier."L’une de leurs principales revendications: revoir le prix du billet d’avion entre Maurice et Rodrigues, car le tourisme se meurt littéralement à Rodrigues. Et si “l’indifférence” du gouvernement centrale persiste, une manifestation similaire, dans les rues de Port Louis cette fois, n’est pas à écarter, explique-t-on au niveau de la plate-forme citoyenne. Rodrigues, plus que Maurice passe par une crise, peut-être bien la plus profonde de son histoire. Et, face  à cette crise profonde, le gouvernement central à Maurice n’a pas de considération pour une île Rodrigues qui se sent lâchée et qui vivote à la périphérie du développement.

La préoccupation principale des Rodriguais reste sans conteste son secteur touristique, premier pilier de son économie pourvoyeuse d’emplois directs et indirects.

….“Sont touché aussi  le secteur de la construction également  où il y a une masse de chômeurs.....ils relancent aussi pour de l’aide pour le secteur de la pêche”.

 

........

 
Les Rodriguais et la télévision nationale, quel rapport ?

 Un constat  : si la TV régionale existe depuis 44 ans, à lire un sondage effectué localement, elle n'a pas atteint sa maturité, les programmes sont plaqués de manière artificielle  sur l’ensemble des catégories des populations de la région. Le gouvernement est surpris de constater que, bien qu’aujourd’hui 4 chaines numériques soient accessibles le Rodriguais n’occupe pas le temps d’antenne prévu.

Pourquoi ? parce il n’y a  sans doute pas eu une analyse économique préalable pour voir si l’offre satellitaire était en adéquation avec les moyens économiques des téléspectateurs. Or l’abonné se voit dans l’obligation de débourser 2000euros avant de pouvoir accèder à ce service, et cela à condition qu’il habite dans un zone de l’île où la couverture est bonne.Il semblerait que les rodriguais boudent ces émissions reparties en deux fois (soit 25mns habdomadaire d’antenne.

Voyons  pourquoi ?

H M de Roche- Bon- Dieu

 …" Depuis plus d’un an, on ne capte pas la télévision chez moi, on a préféré s’abonner à Parabole Maurice. Je suis heureux qu’on puisse se le permettre…..

…Il y a une pépiniére de sportifs dans l’île, mais aucun programme sportif local pour mettre en valeur nos athlétes. Heureusement on a certaines fois des résultats sportifs à travers la radio.

…. J’espére qu’on aura un jour un journal télévisé rodriguais parce qu’il y a beaucoup à dire. Si le grand journal de 19 h 30 consacre un reportage à Rodrigues, c’est souvent sur un sujet politique alors qu’il y a beaucoup de bons sujets qu’on pourrait avoir sur notre île ".

P L de Pointe- Cotton :

"Je déplore le fait que souvent les reporters mauriciens fassent des erreurs dans des noms d’endroits et dans les reportages consacrés à l’île. Il est temps en 44 ans d’existence que Rodrigues, qui connaît des développements importants, soit plus visible dans les médias surtout à la télévision. Au niveau culturel, il n’y a rien pour nos enfants et nos jeunes alors qu’à Maurice il y a des émissions de divertissement organisées par la MBC. J’espére que les responsables penseront davantage à Rodrigues."

S P ( qui travaille à la Réunion) :

..."Avec 25 minutes d’antenne, ce c’est pas suffisant pour faire connaître notre île, même aux Rodriguais. Il y a des développements dans l’île et les gens ne sont pas même au courant. Souvent dans les 25 minutes consacrées à l’île, on diffuse des reportages qui ne sont plus d’actualité. La population serait ravie d’avoir un journal télévisé local, parce que les gens sont tous devant leur poste le soir et lorsque on diffuse des images dans lesquelles on se retrouve, cela fait plaisir. Il y a des programmes qui ne plaisent pas aux Rodriguais, il faut que la MBC revoie les services offerts dans l’île. Je sais qu’il y a des gens qui ne captent toujours pas les images."

D A de Montagne- Chérie :

Je suis pour un programme local télévisé qui serait diffusé chaque jour.  Je demande à l’équipe de la MBC de l’île de s’organiser à leur maniére mais nous avons besoin de voir ce qui se passe dans notre île. L’outil adéquat pour cela, c’est bien la télévision. Il est temps que l’île ait son propre journal télévisé. Des fois des reportages de l’île servent de bouche- trou dans le grand journal de Maurice, ce qui est triste.

 

 

 
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