Le Clézio écrivit : "...j'ai senti que j'étais dans un lieu exceptionnel, que j'étais arrivé au bout d'un voyage, à l'endroit où je devais, depuis toujours, venir. Chaque seconde qui passait avait plus de force que celles que j'avais vécues ailleurs, plus de durée... Je savais cela, je l'ai su à l'instant même où j'ai marché sur Rodrigues."
(merci à Hélène)
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Quelle plus belle façon d’aborder Rodrigues qu‘en arrivant par le ciel - Que la piste d’atterrissage semble minuscule !!!
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Partir c’est presque mourir un peu
Derniers instants de rêve, pas envie de revenir au réel….
Si ma peau est encore toute gorgée de soleil, et mes cheveux tout ébouriffés de vent , mon âme elle, est en berne - me voila revenue dans cette petite salle d’embarquement- la grosse abeille rouge et blanche bourdonnante vient de freiner ses hélices.- Elle frémit, et commence à cracher une volée de touristes tout éberlués de la luminosité du tarmac.-le personnel naviguant se croise, et se salue courtoisement
– L’ATR 72 qui fait aussi cargo, vomit d’énormes caisses,- Un pincement de coeur : on nous appelle au pointage pour embarquer – tout s’accélère -le pilote lui effectue son check point de routine,- que la salle de l’avion est vide !- je me roule en boule contre mon hublot –ne pas penser… surtout ne pas sentir…Les moteurs lancées à fond rugisssent, entrainant dans leur furie toute la carlingue qui entre en vibrations – on roule doucement, puis plus vite, encore plus vite- ça y est on décolle…
mon cœur, lui, est prêt à exploser, il me semble qu’un petit morceau de moi se détache comme pour aller se fondre à cette terre créole que j’aime tant.